Un don au profit de l’unité de ressources et de soutien des personnels de l’hôpital

Un don au profit de l’unité de ressources et de soutien des personnels de l’hôpital

Un chèque de 4000 €, issus d’une partie des ventes du livre 28 mars 2020, Mulhouse, le temps suspendu, a été remis à la directrice du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA), ce mercredi 7 juillet. De gauche à droite : Laurent Gentilhomme, journaliste, Corinne Krencker, directrice du GHRMSA, Patrick Girard, éditeur, et Dominique Giannelli, photographe. Photo / Article L’Alsace/Darek SZUSTER

L’aventure photographique, éditoriale, humaine, du livre 28 mars 2020, Mulhouse, le temps suspendu a trouvé son épilogue ce mercredi 7 juillet avec la remise d’un chèque au Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA). « Maintenant la boucle est bouclée, à notre manière », s’est réjoui l’éditeur, Patrick Girard. « Le fait d’être là, aujourd’hui, ça veut dire que le projet a pris un autre sens que simplement celui d’un kiffe entre copains et d’une addition de compétences » : celle du photographe, Dominique Giannelli, qui, le 28 mars 2020, fixe à travers son objectif ce moment si particulier du confinement ; celle du journaliste, Laurent Gentilhomme, qui a recueilli les mots de vingt témoins (des hospitaliers, patients, enseignants, éducateurs spécialisés…) pour « mettre en scène les images » ; et celle de l’éditeur qui a « pris tous les risques financiers » pour faire tirer l’ouvrage, alors que débutait le deuxième confinement et que les librairies se refermaient…

4000 € pour l’unité de ressources et de soutien pour les professionnels

N’empêche huit mois plus tard et après 2000 livres vendus (dont 2 € par exemplaire étaient destinés au GHRMSA), c’est bien un chèque de 4000 € que les trois bonshommes, accompagnés d’une poignée de témoins et de précieux relais (« Qui aurait cru que plus d’un an après, on ne pourrait toujours pas se revoir normalement et sans masque ? »), ont remis à Corinne Krencker, la directrice du groupe hospitalier.
4000 € destinés à l’unité de ressources et de soutien pour les personnels, créée au GHRMSA, dès mars 2020. Alors que le plan blanc a été levé ce 1er juillet au sein de l’établissement, « il reste des stigmates. On a des gens traumatisés, des équipes éprouvées, fatiguées, qui sont toujours en souffrance par rapport à cette histoire passée et maintenant aussi en difficulté pour rattraper le temps », a indiqué Corinne Krencker. Quelques chiffres illustrent ces propos : « Depuis douze mois, ce sont plus de 10 000 entretiens de couloirs qui ont été réalisés par un binôme psycholo-gue/infirmier [le GHRMSA compte 6300 professionnels, NDLR] et plus de 5000 consultations au sein de l’unité : des entretiens psychologiques, des séances d’ostéopathie, de réflexologie, etc. », détaille Bénédicte Deguille, directrice adjointe des ressources humaines, en charge de l’unité.

« Une sentinelle de l’état global des personnels »

Aujourd’hui encore, l’unité accueille quelque 400 professionnels en moyenne chaque mois. Le Dr Carmen Ionescu, est l’un d’eux. « Jamais par le passé je n’avais eu besoin d’une telle aide. J’avais toujours su trouver en moi les ressources pour surmonter une situation difficile », explique-t-elle. Depuis un an, elle s’y rend « toutes les semaines ». Et « aujourd’hui les cauchemars n’envahissent plus [ses] nuits », témoigne-t-elle, reconnaissante de « l’aide énorme » qu’elle y a trouvée.
Financée par des Fondations (de France et des Hôpitaux), des dons privés et le GHRMSA qui y consacre une part de son budget, le coût estimatif de l’unité est de quelque 400 000 € par an. Et aujourd’hui, la directrice du GHRMSA souhaite que cette « sentinelle de l’état global des personnels, sur les plans physique, psychique et professionnel », soit « pérennisée ».

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